Je suis charpentier, constructeur bois, spécialisé dans les techniques anciennes et l’équarrissage à la hache. Je réalise tous types de travaux de structure en bois : charpentes, murs ossatures, colombages, solivages, abris, terrasses, etc.., aussi bien en rénovation qu'en neuf. J'ai une prédilection pour le bois vert : des poutres que je fabrique moi-même avec des outils anciens, à partir d'arbres sélectionnés autour de chez vous, pour des charpentes plus durables, locales et écologiques.
Titulaire d'un Bac Pro Technicien Constructeur Bois, j'ai obtenu mon Brevet Professionnel de charpentier en 2017. Cela fait maintenant neuf ans que j’exerce cet artisanat, que j’ai découvert en construisant des cabanes dans les arbres, puis perfectionné grâce aux colombages et aux charpentes pentues de Normandie, où j’ai développé un goût pour le travail du vieux bois et les assemblages traditionnels. Enfin, mon arrivée en Ariège m’a ouvert à la pratique de l’équarrissage à la hache.
La charpente traditionnelle est un système constructif qui permet au charpentier de fabriquer des volumes très divers. Grâce à sa bonne compréhension des efforts qui s’exercent dans les différentes pièces de bois d’un ouvrage, il peut déterminer comment trianguler une structure et quel assemblage sera le plus efficace pour chaque « nœud » (rencontre entre deux pièces) pour ainsi réaliser des structures en bois rigides qui lui survivront. Ce système permet de franchir de grandes portées, offrant ainsi la possibilité d’aménager des volumes habitables importants ou d’insérer de grandes baies vitrées, par exemple. De plus, la charpente traditionnelle participe incontestablement à rendre un lieu beau et chaleureux en arborant des pièces de bois qui s’encastrent harmonieusement les unes dans les autres.
Mon parcours m’a progressivement amené à me poser la question de l’approvisionnement en bois. Aussi, j’ai décidé de m’investir dans une activité connexe à la charpente : l’équarrissage à la hache. Cette technique ancestrale permet de dresser quatre faces à un rondin de bois, passant de l’arbre à la poutre traditionnelle à grands renforts d’huile de coude. Grâce à cette technique, nous sommes plus pertinents dans notre choix des arbres. En effet, là où les scieries ont besoin des spécimens les plus droits, le charpentier qui équarrit ses propres poutres peut choisir des sujets plus adaptés aux travaux à réaliser : des bois tordus pour des esthétiques organiques, des jeunes spécimens pour les plus petites sections de bois et de gros arbres pour les pièces les plus robustes, le tout avec du bois local, transformé avec le moins d’énergies fossiles possible.